Bienvenue

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Ici et ailleurs...il éxiste un monde où la réalin'a pas sa place et la magie est monnaie courante. Un monde où tout est possible...nous l'avons tous découvert un jour en étant enfant, mais de nombreux gens l'ont oubl ou l'onlirement éffacé de leur mémoire...oublions maintenant l'adulte, redevenons l'enfant que nous avons été. Plongez dans ce monde qui est le mien et laissez vous bercer par la magie des lettres!

Bienvenue sur le terrain de jeu de Cin le magnifique.
Sur ce blog, je réunis les différents écrits rédigés par moi-même. Ce ne sera pas un simple blog d'écriture pour plusieurs bonnes et excellentes raisons!
Les écrits que je vous propose, je pense, sont trés divers et variés, aussi le choix est possible et continuera de grandir au fur et à mesure de l'avancement de ce blog. Ce sont un peu comme les muscles de son corps. Le coeur est la possibilité que vous avez de participer de plusieurs manières possibles. A vous d'intervenir et de donner votre avis à travers plusieurs articles qui pourront aller jusqu'à largement faire parler de vous.
Pour finir, ce blog est le premier moyen que j'ai trouvé pour réaliser un rêve. Ce n'est pas seulement le rêve devenir écrivain, mais de réaliser de grandes choses, de voir haut, d'apporter le changement qu'il manque peut-être à la littérature. Peut-être un rêve d'enfant...un rêve qui pourrait peut-être se réaliser...et peut-être grâce à vous!
Bonne promenade!


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Sommaire

Page 1 à Page 13: Tome 1 Projet Alpha Zero
Futuriste


Page 1 à Page 14: Tome 1 Pierre des cinq lois
Fantastique


Page 14 à Page 18: Nouvelles du tramway
Nouvelles, Quotidiens


Page 19 à Page 20: Rei (interrompue)
Page 34 à Page 51: Rei
Musique des mots, Médiéval


Page 21 à Page 32: Tome 2 Pierre des cinq lois
Fantastique


Page 22 à Page 28: Dieu créa l'homme à son image
Théâtre, Religion, Humour

Page 34 à 44 : Bienvenue à Dipti
Polar, frisson



PS: Tous les textes présents sur ce blog sont de ma compositions. Si ce n'est pas le cas, je prends toujours soin de le pciser. En d'autres termes, copieurs et plagieurs ne sont pas les bienvenus ici! S'il vous plait, respectez mon travail...je ne sais pas si j'ai un jour éplagmais sachez que cela fait trés mal de prendre beaucoup de temps à écrire, de mettre en ligne pour le faire apcier aux autres et de savoir que l'on bacle notre travail en le prenant et l'utilisant sous un autre nom. Non seulement cela ne sert à rien, mais c'est aussi de l'irrespect! Sur ce, bonne lecture



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Mouvement Cin

L'essayer c'est l'adopter! Alors essayez-le tout de suite, et vous n'écrirez plus jamais de la même façon! N'oubliez pas d'aller donner votre avis sur notre mascotte. Je rappelle que cette mascotte représentera le Mouvement Cin et qu'il serait très enrichissant d'avoir votre avis. Un article sera bientôt créé pour la réponse à cette question, notamment avec les idées déjà proposées.


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Remerciement à la suite pour toutes celles qui me suivent depuis le but cette aventure, sans jamais faillir. Sans vous, principalement, je n'aurais pu ussir à arriver jusque là. Vous laisser dans l'ombre aurait été incorrecte de ma part! Un grand merci à:




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Partenariat: C'est plus qu'un lien vers un blog ou un article, c'est un véritable lien de confiance et d'amitié que je veux cer de cette façon. Sachez seulement que pour être en partenariat avec moi, il est du minimum que vous mtiez un lien de votre blog vers le mien sinon où est l'intérêt? Vous pouvez toujours me demander un partenariat mais je n'accepte que les personnes en qui j'éprouve une certaine amit et reconnaissance.

i-am-so-famous: vous la connaissez peuttre ^_^, voici son site qui nous compte la belle histoire de Princess, une fille riche et lèbre malheureusement un peu trop connue à son goût.


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PS: Je ne veux plus voir de commentaires de publicités sur cette page ni ailleurs! Tout d'abords, je ne fais de la pub sur aucun blog et ensuite la quantité de travail que je dois fournir pour pouvoir maintenir un rythme régulier est parfois affolante, en sachant que je fais ensuite profiter. Me dire que c'est bien alors que vous ne le pensez pas et me balancer votre blog ensuite pour y avoir des commentaires innutiles, c'est une preuve d'irrespect comme on en a jamais vue! Mettez vous ça dans le crâne: je n'irais jamais sur un blog où on me demande d'y aller, compris? J'espère que le message a été clair!

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# Posté le dimanche 18 novembre 2007 16:38

Modifié le lundi 15 juin 2009 12:12

Prologue pierre des cinq lois

Prologue

Cette nuit, les nuages cachaient la lune, provoquant une vague d'obscurité dans toute la forêt. La température était glaciale, bien plus que d'habitude, et la plupart des petits animaux à plumes ou à fourrure ne prenaient pas le risque de sortir de leur nid ou de leur terrier, terrifiés par le murmure d'une peur sans nom. Une menace invisible mais néanmoins bien présente émanait de ce lieu sombre et humide. Toute la nature s'était tue, même le vent ne faisait pas gémir les branches des arbres.
Un bruit très léger vint mettre fin au silence oppressant : celui d'une goutte d'eau tombant au sol, un chuchotement presque imperceptible mais que toutes les créatures autour entendirent. La seconde d'après, plusieurs autres vinrent la rejoindre et la forêt s'anima enfin sous la pluie naissante. Plusieurs flaques d'eau firent ainsi leur apparition, rendant ce lieu plus froid et humide encore. Mais plus inquiétant, plusieurs silhouettes sombres, aux allures de bêtes, se déplaçaient a présent de façon rapide et silencieuse a travers les buissons et les ténèbres.
Les nuages s'écartèrent, permettant à la lune de déverser sa pale lumière sur le monde. Une silhouette féminine se mit alors à courir sous la pluie. Ses cheveux mouillés étaient plaqués sur sa tête et devant une bonne partie de son visage. Ses vêtements étaient sombres, permettant en partie de la camoufler. Son visage était caché part une étoffe noire, empêchant de distinguer clairement ses traits. Aussi étrange que cela pouvait paraître, elle se déplaçait les pieds nus, bien qu'elle n'eut pas l'air gênée pour autant. Les obstacles ne la ralentissaient pas, elle sautait par dessus ou les évitait avec agilité. Elle s'arrêta un moment pour reprendre son souffle. Sa poitrine se soulevait rapidement au rythme de sa respiration saccadée.
Un mouvement furtif sur sa droite lui fit aussitôt reprendre sa course incertaine à travers les arbres.
La lumière émise par l'astre de la nuit ne tarda pas à être de nouveau cachée et bientôt des bruissements effrayants se firent entendre de tous cotés. La jeune femme accéléra l'allure, ne prenant pas même le temps de tourner la tête vers la menace qui s'était aussitôt mise à sa poursuite. Posant le pied dans de nombreuses flaques d'eau, sa tunique fut bientôt trempée, gelant encore plus ses membres endoloris par le froid. Elle n'entendit bientôt plus de bruit et risqua un coup d'½il derrière elle. Ses poursuivants ne pouvaient pas déjà avoir été semés, cela semblait impossible alors qu'elle ne courait que depuis une dizaine de minutes.
Elle ralentit lentement sa course, non pas à cause de sa fatigue évidente, mais parce qu'une imposante silhouette se dressait à présent devant elle. C'était un être entièrement recouvert par une cape noire. Même ses mains se trouvaient cachées dans les manches de son vêtement. Seul le bas de son visage était visible, sa bouche s'étirant pour dessiner un sourire cruel. La jeune femme put facilement distinguer l'absence d'une des dents de la mâchoire supérieure.
L'homme encapuchonné baissa doucement le bras et on put entendre le son caractéristique de l'acier sortant du fourreau. Enfin il s'avança lentement, comme pour bien faire comprendre à sa proie qu'elle n'avait aucune chance de s'échapper. La jeune femme ne s'y prit pas deux fois avant de réfléchir et s'élança en avant. Au moment où le tueur levait le bras, elle sauta sur un arbre proche, prit pied dessus et s'élança une seconde fois vers la tête de son agresseur avant de violemment lui décocher un violent coup de talon vers l'endroit où aurait du être sa joue. Le choc fut tel que sa cagoule se renversa en arrière avant qu'il ne tombe lourdement au sol. Puis la chasse continua.
Elle ne prit pas le temps de regarder le visage de son agresseur mais elle l'entendit clairement beugler à travers toute la forêt au moment où il se relevait.
« Elle est ici ! Elle est ici ! Ne la perdez pas de vue, il faut l'encercler ! »
La jeune femme sentait l'intérieur de ses poumons en feu, qui commençait, à présent, à refuser de la laisser respirer. A une telle allure elle allait finir par s'évanouir. Elle se plaqua contre un grand chêne, juste sous son ombre, et essaya de contrôler sa respiration. Son front était trempé d'eau et de sueur, trop fatiguée, elle ne prit pas la peine de l'éponger. Respirer silencieusement par petite goulée d'air lui était une torture, et ses membres au repos sous la pluie menaçaient de la laisser tomber. Elle fit la seule chose qu'elle pouvait faire pour le moment : elle prêta l'oreille et écouta avec attention. Mis a part le clapotis de l'eau tombant au sol, rien ne se faisait entendre. Elle tourna instinctivement la tête sur le coté et ne vit que les silhouettes sombres des arbres dont les feuilles dansaient au rythme de la pluie.
La pluie commença à s'intensifier et elle résista à l'envie de se déplacer de sa cachette pour tenter de découvrir celles de ses ennemis.
Soudain un éclair zébra le ciel, illuminant la forêt de tout sa lumière blanche. Ils étaient partout, elle en compta peut être une dizaine au moment où tous se retournaient vers elle et la pointaient du doigt. Elle jura entre ses dents et sauta pour atteindre une branche au dessus d'elle. Pendant qu'elle entreprenait l'escalade du grand chêne, les ombres se rapprochaient lentement, entourant l'arbre d'une ronde mortelle. Plusieurs se mirent alors à grimper tandis que les autres regardaient leurs « camarades » se rapprocher dangereusement de leur proie. Elle ne pouvait plus aller loin maintenant, ils le savaient. Alors pourquoi se dépêcher alors qu'ils avaient tout leur temps ?
Elle essaya de grimper encore plus haut, mais une main tendue attrapa son pied, la tirant vers lui pour tenter de la faire basculer dans le vide. La chute ne serait pas mortelle, mais elle serait suffisamment sonnée pour qu'ils puissent tranquillement la cueillir au sol. Elle commença à agiter sa jambe, donnant des coups de pied a tout va. Plusieurs petites branches craquèrent dans sa man½uvre et l'arbre fut comme s'il était secoué par le vent. Elle parvint à se dégager au moment où une main du second homme qui se trouvait derrière elle se posa sur son épaule. Elle mordit furieusement les doigts si généreusement offerts à ses petites dents pointues. La jeune femme sentit le goût du sang sur sa langue pendant que le traqueur hurlait à la mort en se tenant le bras. Elle se dégagea de nouveau et appuya ses deux pieds sur le ventre de l'infortuné pour le faire basculer dans le vide. L'homme continua de hurler juste avant qu'il ne tombe au sol. Un horrible craquement se fit entendre, son cou se brisant sous le choc. Il gisait à présent de façon grotesque, les membres désarticulés.
Les traqueurs regardèrent le cadavre avant de lever à nouveau les yeux vers le grand chêne. Fini de jouer, à présent ils allaient mettre la main sur elle coûte que coûte.
Le traqueur restant et la femme se trouvaient maintenant à deux sur la même branche qui menaçait de se plier sans qu'ils ne sentent le danger omniprésent. Elle se jeta sur lui mais il réussit à lui attraper le poignet au vol et à la plaquer contre le tronc du chêne. Sa victoire semblait à présent assurée. Un sourire sadique apparut sur son visage a demi caché par la capuche noire. Il se passa la langue sur les lèvres et la jeune femme remarqua avec dégoût une horrible cicatrice traversant les deux lèvres. Elle pensa coquettement qu'autrefois son visage aurait pu être beau, ou le bas en tout cas puisque le reste était caché. Relevant une main aux ongles sales et irréguliers, il arracha la bande d'étoffe de la jeune femme, révélant un visage d'une beauté rare et incomparable.

Ses yeux étaient à la limite entre le vert-clair et le noir-gris, son nez petit et ses lèvres fines et délicates. Alors que son visage semblait jeune et pur, l'expression de son regard trahissait une grande maturité.
Il s'apprêta à dire quelque chose jusqu'au moment où la branche craqua pour de bon, entraînant les deux victimes dans un ballet aérien. Le traqueur s'arrêta violemment sur une branche un peu plus bas, le souffle coupé et perdit connaissance. Le cercle d'ombre s'ouvrit au moment où la branche touchait le sol. La poursuivie se réceptionna alors habilement à quatre pattes. Elle les observa tous un par un, la fureur se lisant dans son regard, et ils en firent de même. Elle savait qu'elle était perdue, mais elle essayerait tout de même d'en blesser le plus possible pour ne pas leur laisser la tâche facile.
Elle repensa à ce qui l'avait amenée à cette situation. Au fond elle n'avait pas échoué, personne ne lui en voudrait car elle avait fait ce qui était nécessaire pour son peuple. Il y aurait quelqu'un de solide à sa place, quelqu'un qui saurait mener le trône. Et puis le taux de chance pour qu'elle puisse sortir de ce guêpier avait toujours été quasi-nul. Elle avait accepté les risques...non elle n'avait pas à s'en vouloir.
Elle leur lança un regard méprisant pendant que le cercle se refermait lentement sur elle. Ils s'élancèrent alors tous en même temps. La jeune femme s'abaissa de peu vers le premier qui vint sur elle et le frappa violemment à l'estomac. L'homme se plia de douleur au sol mais déjà un autre était sur elle et lui maintenait un bras. Elle tenta de se débattre en lui griffant cruellement le visage. Un autre vint la plaquer au sol. Se débattre ne servait plus à rien, mais elle continuait, elle continuait jusqu'à sentir l'épuisement dans ses muscles. Bientôt Ses bras et ses jambes furent écartés et plaqués au sol, tout mouvement était à présent impossible. Elle essaya de se dégager une dernière fois, mais une violente gifle la calma pour de bon. Les traqueurs qui n'étaient pas occupés à la tenir s'assirent à même le sol détrempé et reprirent lentement leur souffle. Le plus proche la regarda avec un regard assassin puis contempla la plaie de sa main.
-Elle m'a mordu cette gueuse !
-Estime toi heureux, tu aurais pu finir la nuque brisée.
L'homme à la main violentée se leva et se campa juste devant le visage de la détenue. Il était un peu plus grand que les autres, et sûrement bien plus violent et cruel.
-Je ne sais pas ce qui me retient de te refaire le visage ! ça ne serait qu'un juste retour des choses !
Aucune réponse ne vint, elle se contentait de le fixer du regard le plus sauvage qu'elle pouvait.
-On attend quoi au juste ? Autant la finir tout de suite et on n'en parle plus. dit-il avant de se retourner vers elle. Je prendrais plaisir à te passer la lame à travers le corps !
Sa colère augmenta nettement d'intensité lorsqu'elle lui cracha au visage. Le coup de poing qu'elle reçut alors au menton fut tel que sa tête se cogna violemment au sol. De petites étoiles dansèrent devant ses yeux et elle sentit à nouveau le goût du sang, le sien cette fois. Sa lèvre inférieure lui faisait à présent horriblement mal, s'étant cognée contre ses dents. La douleur n'était pas insupportable...mais pas spécialement agréable non plus !
-J'espère que tu en as bien profité, parce que la prochaine fois ça fera bien plus mal !
-La pluie a cessé, c'est déjà bien. J'espère qu'on ne devra plus attendre très longtemps.
Ce fut seulement à ce moment qu'elle remarqua que la pluie s'était arrêtée. Ses vêtements se collaient à sa peau, se mélangeant à la boue du sol. Elle ferma les yeux, pensant qu'on allait la laisser un petit moment tranquille, mais elle dut les rouvrir lorsqu'un des traqueurs lui donna un coup de pied désagréable dans les cotes.
-Garde les yeux ouverts toi, tu attendras avec nous !
Soupirant intérieurement, la jeune femme se résigna. Dans cette position, ses membres, maintenus par les autres traqueurs, lui procuraient des sensations désagréables, qui remontaient jusqu'à son dos. Elle entendit une voix aigue derrière sa tête, elle ne pouvait pas voir l'homme qui parlait.
-Si on l'attachait à même le sol ? on va pas rester toute la nuit comme ça à la maintenir, quand même, non ?
-La terre est trop boueuse à présent. On va plutôt l'attacher à l'arbre, ça sera plus pratique.
De solides mains la retournèrent sans ménagement pour pouvoir lui entraver les pieds et les mains a l'aide de cordes. Elle ne put s'empêcher de pousser un gémissement plaintif lorsqu'ils serrèrent les cordes un peu trop fort. Puis deux autres traqueurs la soulevèrent et la traînèrent vers l'arbre le plus proche. Sa vision était encore brouillée quand ils l'immobilisèrent contre le chêne, faisant plusieurs tours avec la corde autour de ses jambes et de son ventre. Enfin ils s'écroulèrent tous au sol. Certains burent le contenu de leur gourde tandis que d'autres conversaient bruyamment. Il se passa une heure avant que les traqueurs ne se redressent et se mettent au garde-à-vous. Une nouvelle silhouette sortit des sous-bois.
L'homme était de taille moyenne, sa cape rouge virevoltant dans le vent. Il portait quelques pièces d'armure aux genoux, aux bras et au torse. Un masque d'argile cachait un de ses yeux ainsi qu'une grande partie de son visage. Deux créatures de cauchemar le suivaient juste à coté. Elles semblaient être le mélange entre un chien, un ours et une panthère. Leur pupilles rouges dégageaient une aura de méchanceté pure et des grognements sourds sortaient parfois de leur gueules garnies de crocs aussi grands que des lames de poignards. Une épouvantable odeur de pourriture et de décomposition se mit à régner dans les bois qui semblaient venir des créatures de l'ombre.
L'étrange troupe s'arrêta devant les traqueurs et tous s'inclinèrent au sol, sauf un qui s'avança avec courage vers le nouvel individu, jetant des coups d'oeil inquiets sur sa « garde personnelle ». Puis il s'inclina a son tour. La jeune femme put reconnaître de la peur dans la voix de celui-ci.
-Salutations, seigneur Kannan. Comme vous pouvez le voir nous avons rattrapé la fugitive. Comme promis nous...
-Oui je vois ça, le coupa-t-il d'une voix sifflante qui lui fit baisser la tête. Vous serez récompensé comme convenu, ne vous en faites pas.
-Merci seigneur Kannan, je n'ait pas douté une seule fois de vos paroles.
-Bien...bien... (il se retourna vers la captive). Et bien que vous arrive t-il reine Alisha ? J'aurais juré avoir demandé à mes hommes de vous traiter plus convenablement. Toutes mes excuses ma reine.
L'arrogant personnage fit une courbette des plus ridicules. Aussitôt les traqueurs se mirent à rire méchamment, ce qui eut pour effet de faire rougir les joues de la jeune reine. Alisha senti la colère lui monter aux joues. Encore heureux qu'elle soit attachée, quel plaisir cela aurait été de resserrer ses mains autour de son cou. Un petit coup d'½il sur ses « animaux de compagnie » lui fit abandonner toutes tentatives. Elle laissa retomber sa tête, mais le seigneur ne faisait que commencer avec elle. Il lui releva le menton du bout du doigt.
- Venons-en aux faits ma Dame. Vous êtes ici parce que vous me posez un problème. Un gros problème même.

Sa voix sifflante la faisait frissonner. Elle se promit intérieurement de ne pas lui montrer sa faiblesse.
-Votre peuple continue de vouloir s'imposer contre la volonté de l'empire. MA volonté. J'en ai plus qu'assez de votre petite troupe de rebelles. Cela me fatigue à un tel point qu'il m'arrive de perdre le sommeil. Vos soi-disant prophéties ne se réaliseront malheureusement pas. Toutes vos croyances sont erronées. Une personne comme vous ne devrait pas avoir à s'impliquer dans une affaire comme celle là...
Kannan approcha doucement la main pour caresser la joue de la jeune reine qui détourna aussitôt la tête. Nul ne pouvait voir l'expression que reflétait son visage derrière son masque. Il parla cependant avec une voix pleine d'humour, comme si la situation présente le faisait rire.
-A présent ma reine, dites moi où se trouve votre précieux artefact dont vos prophéties parlent tant. Dites le moi et vous pourrez repartir parmi votre peuple sans quelconques représailles.
Alisha ne put s'empêcher cette fois de sourire.
-Hélas pour vous, seigneur Kannan, la pierre des cinq lois a déjà dépassé notre frontière. Ce n'était pas moi son porteur. Je crains que vous ne puissiez plus la retrouver désormais. Toutes mes excuses seigneur Kannan.
Plus personne ne parla, les traqueurs se regardèrent, embarrassés, d'avoir couru après une proie inutile. Mais ils commençaient tous, à présent, à être inquiets. La colère du seigneur Kannan allait retomber avec tellement de force sur Alisha que cela s'entendrait certainement à plusieurs kilomètres à la ronde. Mais à leur grand étonnement, il se mit à rire. Même Alisha en fut stupéfaite. Les traqueurs se mirent donc à rire avec leur seigneur.
Soudain, il posa sa main sur le front de la jeune reine qui commença à hurler de douleur, ses membres attachés essayant de se dégager de leurs entraves. Et pendant ce temps le seigneur Kannan continua de rire de plus belle. Les traqueurs angoissés se demandaient ce qu'il était en train de faire subir à la pauvre reine. Oui, à présent ils avaient pitié d'elle. La voir hurler à la mort secouant la tête dans toutes les directions pour tenter de chasser la douleur était quelque chose d'effrayant. Du sang se mit alors à goutter de son nez. Et il continuait, riant à gorge déployée.
Il releva finalement la main. La jeune reine continua de hurler avant que sa tête ne retombe mollement sur le coté, du sang continuant à perler sur sa tunique. La douleur avait était telle, qu'elle perdit aussitôt conaissance. Ses cris avaient enragé les deux monstrueuses créatures de Kannan qui maintenant grattaient furieusement le sol en roulant des yeux exorbités. Le seigneur fit craquer les jointures de ses doigts et tourna la tête vers ses traqueurs qui le regardaient avec une peur grandissante .Certains faisaient rouler distraitement des cailloux sous leur semelles pour ne pas montrer leur malaise.
-Elle ne nous sera plus utile à présent. Vous pouvez la garder. Vendez la. Tuez la. Faites en ce que vous voulez. Moi même je suis si fatigué par toutes ces idioties que je ne veux pas lui consacrer plus de mon temps.
-Bien...seigneur Kannan. Mais...que faites vous du fameux...porteur dont elle a parlé ? Voulez vous que nous nous lançions à ses trousses ?
-Ce n'est pas nécessaire, mes petits animaux vont s'en occuper. Voilà longtemps que je ne les ai pas envoyés en promenade.
-Bien seigneur Kannan...
-Je suis las de tous ces résistants stupides et arrogants. Faites le bien comprendre au peuple de notre « reine ».
-Il sera fait selon vos désirs mon seigneur.
-Bien...
Il regarda un moment la lune qui s'était découverte, puis dans un bruissement de cape, il se dirigea vers les ténèbres de la forêt, suivi de ses deux monstruosités. Quelques secondes après, ils avaient déjà disparu. Les traqueurs relâchèrent aussitôt la pression accumulée et soufflèrent un bon coup. La présence de leur maître leur avait toujours été désagréable, mais pas à ce point là.
-Moi dès que j'ai ma part je démissionne !
-Tu parles, il nous ferait subir le même sort !
-Tu parles d'une vie...bon on en fait quoi de celle là ?
Tous les regards se portèrent sur la reine évanouie. Le plus grand des traqueurs s'approcha d'elle et lui tata le bras.
-On peut en tirer pas mal. Du coté de la frontière ça nous rapportera cinq pièces chacun.
-Moi ça marche, mais on ne pourrait pas s'amuser un peu avec ?
-Non, le prix risquerait de baisser. Les marchands d'esclaves le remarqueraient aussi.
Toutes les têtes approuvèrent d'un simple hochement. Beaucoup commençaient déjà à replier leurs affaires et à se préparer à repartir. Le grand traqueur s'approcha de la détenue et entreprit de couper les liens qui la retenaient au gros chêne. Quand elle lui tomba dessus, ses cheveux s'écartèrent sur la droite, révélant une oreille des plus étranges. Pas celle d'un humain, mais d'un chat, dont les poils, très fins, étaient de la même couleur que sa longue chevelure. Il ne put s'empêcher de tendre un doigt crasseux pour caresser doucement l'oreille dans le sens du poil.
-C'est vraiment bien dommage que l'on doive se débarrasser de toi.
Il la prit sur ses épaules et reprit la route avec ses compagnons. Bientôt personne ne pourrait dire ce qu'il s'était passé ici. A travers la cime des arbres, on pouvait voir le soleil se lever.









Prologue pierre des cinq lois

# Posté le dimanche 18 novembre 2007 16:40

Modifié le vendredi 04 juillet 2008 11:20

Futuriste

Le tme futuriste est quelque chose de difficile à mettre en oeuvre, surtout en matière de roman. Cette histoire se passe pendant un siècle pas si loin que ça mais où la colonisation des planètes et où le développement des nouvelles technologies a énormément progressé.
Ce manuscrit est entièrement fini, et la suite ne sera mise que si l'histoire est apréce par tous et par toutes. En voici donc le prologue

Le titre, ici déja tout choisi, a quelque chose de trés significatif et purement scientifique. De plus, il ne prendra son sens que vers la fin, aussi ne vais-je en aucun cas vous aiguiller de peur de vous réveler l'ensemble de l'histoire!
Futuriste

# Posté le dimanche 18 novembre 2007 16:47

Modifié le mardi 19 février 2008 16:20

Projet Alpha Zero

Chapitre Premier
Code d'alerte rouge


Station spatiale des recherches génétiques Alpha Zéro en orbite autour de Callisto ; Heure de la station : 1h 37 min 17 Novembre 2127
; Température extérieure : -1° Température intérieure : 19°

Le soleil déclinait lentement derrière la masse imposante que dessinait la planète Callisto. Il ne fallut que quelques minutes pour que les derniers rayons lumineux de l'étoile soient cachés, annonçant la nuit sur une moitié de sa surface.
Avec ses panneaux solaires dépliés, la station spatiale Alpha Zéro ressemblait à un gigantesque oiseau au plumage métallique. Ses ailes commencèrent à se replier doucement ; la lumière du soleil n'étant plus présente, l'oiseau de proie allait bientôt entrer dans un état proche de l'hibernation. Mais il fallait savoir que la station spatiale ne dormait jamais.
Une petite lumière apparut, puis une seconde et encore une troisième. Bientôt, l'immense volatile fut recouvert d'un plumage de feu, résultat de l'énergie accumulée avec les panneaux solaires. Ainsi, chaque pièce qui composait les différentes parties de la station avait sa propre source d'énergie, et toutes étaient allumées, permettant la poursuite des recherches scientifiques que menaient ses membres à bord. Toute, sauf une seule.

Cette pièce resterait sans doute très longtemps dans l'ombre, ce qu'elle contenait étant particulièrement fragile. Seuls deux organismes étaient vivants à l'intérieur.
Le premier était un jeune homme, tout ce qu'il y avait de plus normal. Les cheveux bruns, soigneusement coiffés sur le sommet de son crâne , il ne devait sans doute pas dépasser la vingtaine. Il avait sûrement une petite amie et peut être un ou deux enfants, qui sait...
Sa blouse blanche trahissait son rôle sur la station, comme n'importe quel chercheur, scientifique ou savant qui composaient près de 75% des postes sur Alpha Zéro. Elle aurait pu être banale si les recherches menées ici n'étaient, tout simplement, pas illégales.
Le jeune scientifique avait les yeux rivés vers le fond de la salle. Regardait-il le puissant ordinateur mural dont l'écran de veille affichait de petites spirales multicolores ? Ou bien était-il intéressé par ce panneau de commande manuelle ? La réponse se trouvait entre les deux, dans une cuve de verre contenant un liquide bleuâtre.
On entendit le bruit d'une bulle d'air éclatant à la surface : quelque chose respirait à l'intérieur, et le jeune scientifique savait ce que c'était, ayant participé à « sa création ».

-Tout va bien Bryan ? Vous n'avez pas bougé de cette salle depuis deux heures.
Bryan sursauta et se retourna au moment où un homme au dos courbé refermait l'unique porte de la pièce derrière lui. Habillé d'une blouse bleu pâle, le chercheur avait les des cheveux grisonnants. Cet homme était très vieux.
-Professeur Jefferson...je ne vous avais pas entendu entrer. Tout va bien professeur, c'est juste que j'avais besoin d'être un peu seul.
-Vous êtes sûr de ne pas aller rejoindre vos camarades à la cantine ? De plus, vous n'étiez pas tellement seul...Mais je peux vous laisser si c'est cela que vous désirez.
-Votre présence ne me gêne nullement professeur, dit le jeune homme avec un sourire.
Le vieil homme pouffa avant de venir rejoindre l'apprenti scientifique qui venait de reprendre sa contemplation. Bryan avait toujours aimé la compagnie du professeur J.P Jefferson. C'était un homme plein de bon sens qui possédait de très nombreux secrets sur la vie. De plus, ses connaissances sur la génétique n'étaient surtout pas à sous-estimer. Mais Bryan se sentait tout petit face à lui, comme s'il n'était qu'insignifiant. Il n'avait jamais compris ce que lui trouvait ce vieil homme et il se sentait à la fois honoré et gêné de cette marque d'attention.
Les deux chercheurs restèrent longtemps silencieux, concentrant le regard sur la cloche de verre, devinant facilement les remous qu'il y avait à l'intérieur. Voulant mettre fin au silence pesant qui régnait depuis déjà plusieurs minutes, le professeur Jefferson s'exclama.

-A-t-elle refait une nouvelle crise depuis la dernière fois ?
-Non, professeur, je pense que ses implants se sont enfin habitués à son métabolisme. Il était temps...
-Voilà une nouvelle qui m'enchante tout particulièrement Bryan. Nous allons peut-être pouvoir procéder aux premiers tests plus tôt que prévu.
-Si vous le dites, professeur...
-Vous semblez pensif.
Bryan se tourna vers le vieil homme avec un très léger sourire. Il n'avait surtout pas envie d'altérer la bonne humeur du scientifique, celui-ci avait attendu si longtemps pour pouvoir effectuer les premiers tests du projet. C'était un homme très préoccupé par son métier, et ce projet lui tenait vraiment à c½ur. Le devoir du jeune chercheur était de le soutenir par tous les moyens.
-Oui, un peu. Je réfléchissais depuis tout à l'heure en la regardant à propos de...Oh regardez professeur, je crois qu'elle rêve.
-Etes-vous sûr Bryan ?

Le jeune homme hocha affirmativement la tête avant qu'ils ne s'approchent tous deux un peu plus près de la cuve. Bientôt, ils purent deviner les contours d'une silhouette féminine nue, recroquevillée sur elle-même, entourant ses genoux de ses bras. Les yeux fermés, son visage abhorrait une expression neutre, tandis que les doigts de sa main droite s'ouvraient et se refermaient lentement. Apparemment, le rêve chez un cobaye à ce stade était rare puisque les deux hommes semblaient réellement impressionnés.
-Et vous dites qu'elle n'a que...
-...Quatorze ans, oui c'est exact Bryan. Elle résiste étrangement bien à nos traitements et le rêve chez un sujet est presque impossible. Je ne pense même pas qu'elle ressente une douleur plus ou moins forte là où les implants sont actifs.
-Elle est...tellement belle pour son jeune age...
-Attention Bryan, fit le professeur Jefferson en pouffant, ce n'est pas le moment de tomber amoureux. Mais il est vrai qu'elle semble tout simplement...parfaite.
Bryan se mit à rougir fortement avant de rire, imité par le vieux chercheur. C'était étrange de parler de ce genre de chose avec le professeur Jefferson. C'était comme s'il parvenait à deviner toutes les pensées du jeune homme. Il était décidément quelqu'un à qui l'on ne pouvait rien cacher.

-Mais pensez vous qu'elle soit réellement prête ? De plus, où devraient se passer les premiers tests ? Il n'y a pas de salles appropriées sur la station.
-Nous allons procéder aux tests sur Callisto. Cette planète d'attache était vraiment un endroit parfait, loin des troubles que l'on peut trouver sur les autres planètes. De plus...
Mais le professeur ne pu finir sa phrase car un violent tremblement suivi d'un bruit assourdissant le coupa net. Les deux hommes se retrouvèrent par terre, tandis que de nombreux objets étaient renversés et se fracassaient sur le sol métallique.
Lorsque cela cessa et que tout redevint silencieux, Bryan consentit enfin à ouvrir les yeux. Prenant sa tête entre ses mains, il se releva lentement, jaugeant les dégâts du regard.
-Tout va bien Bryan ? Rien de cassé ?
-Je...je ne pense pas professeur. À part un mal de tête, je devrais m'en sortir sans la moindre coupure...mais que s'est il passé ?
-Je ne sais pas...nous avons peut être heurté un astéroïde ou bien...
Le ton que prenait le professeur prouvait qu'il n'était pas sûr de lui-même pas sûr de ce qu'il disait. Le jeune homme s'appuya contre une table renversée avant de se masser le crâne, ne retenant pas la grimace qui était apparue sur son visage. La pièce était sens dessus dessous, comme si une tornade l'avait dévastée avant de disparaître soudainement. Bryan espérait que...

Sans même réfléchir davantage, il se précipita vers la cuve du fond de la pièce, l'examinant en détail pour repérer d'éventuels dégâts. « Elle » était si sensible et instable, la moindre secousse ou choc pourrait ramener le projet à son début. C'était absolument inconcevable.
-Alors Bryan ? J'espère qu'elle n'a rien, lança le vieux professeur inquiet.
-Tous va bien professeur Jefferson. Je crois même qu'elle ne s'est rendu compte de rien.
En partie rassuré, il s'épongea le front, regardant la vitre de verre avec un soupir lorsque son regard s'attarda sur une petite éraflure.
-Attendez...je crois que la vitre est tout de même attaquée...
-Montrez-moi ça...ce n'est rien. Heureusement que ce verre est très résistant. Mais demain, nous allons devoir la changer de cuve, nous devons limiter les risques.
-Mais vous n'avez vraiment aucune idée sur ce qui a pu se passer ? Vous savez très bien qu'il n'y a pas d'astéroïde en orbite autour de Callisto.

Jefferson ne répondit pas, les yeux rivés sur quelque chose derrière le jeune chercheur. Ses poings étaient fortement serrés, ses phalanges se mettant à blanchir lentement. Inquiet, Bryan pivota sur lui-même avant de lever les yeux à son tour.
La petite lampe qui était habituellement blanche ou éteinte venait de virer au rouge clignotant inondant la salle d'une agréable couleur pourpre. Et pourtant, elle signifiait beaucoup plus pour les deux hommes qui commençaient à paniquer. Quelques secondes après, une puissante alarme retentit, accompagnée d'une voix féminine qui essayait de s'exprimer tout en gardant son calme.
« Alerte de code rouge ! Alerte de code rouge ! Au personnel scientifique, il est demandé de rejoindre la grande salle principale ! Possibilité d'évacuation immédiate ! Ceci n'est pas un exercice ! Je répète, ceci n'est pas un exercice ! »

La voix renouvela plusieurs fois son message avant de se taire pour de bon, suivie de quelques parasites. Le silence légendaire qui régnait dans la station ne tarda pas à revenir, parfois interrompu par les clapotis de l'eau que contenait la cloche.
Les deux scientifiques se regardèrent longtemps, ne sachant quelle attitude adopter. Ce fut finalement le professeur J.P Jefferson qui fit le premier pas vers la porte de la salle, suivi de Bryan qui jeta un dernier regard inquiet vers la cuve.
-Venez Bryan, elle ne risque absolument rien ici. Vous avez entendu l'alarme ? C'est un code d'alerte rouge.
-J'arrive professeur...Se résigna le jeune homme.
Quelques secondes après, la porte claquait derrière le jeune scientifique, laissant l'objet de l'expérimentation seul dans son récipient. On aurait presque pu la prendre pour un poisson sommeillant paisiblement dans son aquarium. Ses cheveux flottaient doucement au-dessus d'elle, comme animés d'une étrange vie. Lentement, très lentement, la jeune fille leva sa main ouverte avant de porter son pouce à ses lèvres, comme l'aurait fait un nouveau-né tétant.
Cela faisait depuis maintenant une heure que la nuit était tombée sur la station spatiale d'Alpha Zéro. Elle aurait très bien pu se passer comme toutes les autres nuits lorsqu'une violente explosion retentit dans une aile de la station. Puis une autre, cette fois du côté Sud. Bientôt, des cris se mirent à résonner à l'extérieur de la salle, tandis que celle-ci fut de nouveau secouée, cette fois plus violemment. Une large zébrure apparut sur la vitre de la cloche, s'élargissant de plus en plus comme si son but était d'atteindre le sommet de la cage de verre.

Tous ces bruits, toutes ces secousses ne gênaient pas l'étrange fille qui ne se sentait pas concernée par tout cela. La seule chose qu'elle voulait était de continuer à dormir et rêver, rien de plus.
La porte de la pièce vola en éclats tandis qu'un geyser de feu entrait violemment à l'intérieur, brûlant tout sur son passage. Les flammes vinrent lécher la vitre, fissurant de plus en plus celle-ci. De petites gouttes se mirent lentement à couler des nombreuses fissures qui recouvraient la cloche de la jeune fille, comme de petits ruisseaux qui tombaient en cascade le long d'un ravin.
Bientôt la vitre se brisa, déversant son contenu sur le sol et éteignant du même coup le feu qui menaçait de se propager. La petite fille tomba mollement sur le sol humide, ne se réveillant même pas sous le choc.
Dans cette salle d'expérimentation, tout n'était que dévastation et chaos. Et pourtant, rien ne permettait de pressentir cela quelques minutes auparavant. Des explosions résonnaient encore dans la station, mais les cris de stupeur et d'épouvante s'étaient enfin tus, étouffés par de nombreux bruits de pas.

Mais la jeune cobaye continuait à dormir, bien que le sol humide et dur soit...inconfortable. D'ailleurs, pourquoi faisait il si chaud ? D'où venaient tous ces bruits ? Et cet oxygène si...différent ?
Elle se força à emplir ses poumons de cet air si indispensable, alors qu'elle ouvrait lentement ses yeux, de très jolis yeux bleus. Elle cligna lentement, aveuglée par toute cette lumière rouge qui dansait rapidement devant elle et qui dégageait une forte chaleur.
Elle posa sa main droite devant elle, essayant de s'appuyer dessus pour tenter de se relever. Quel étrange monde dans lequel elle se réveillait. Un monde de destruction et de feu. Puisqu'il en était ainsi...Elle se mit lentement debout, ses jambes tremblant légèrement. Elle en avait presque oublié comment s'y prendre pour marcher.
La jeune fille tourna la tête vers la cuve brisée qui l'avait maintenue endormie si longtemps...Sur son poignet droit se trouvait un étrange bracelet métallique. L'eau ruisselant dessus, on pouvait maintenant facilement y lire : Léïtia N°13...



Projet Alpha Zero

# Posté le dimanche 18 novembre 2007 16:48

Modifié le jeudi 06 décembre 2007 17:47

Projets à venir

Projets à venir
La pierre des cinq lois (titre à changer) ainsi que le Projet Alpha Zero, représentent mes deux manuscrits principaux. Je suis en ce moment en projet sur deux autres, un qui portera sur l'univers fantastique, puis un second qui sera plut écrit sous forme de pce de théatre. Bien évidemment, je vais continuer mes Projets ja en cours, cela va de soit^^
Q
uoiqu'il en soit, j'attends vos prochains commentaires sur mes deux prologues avant de lancer la suite, pour éviter que cela soit innutile si mes prologues ne vous plaisent pas
(que voulez vous, on ne peut pas contenter tout le monde)

Si jamais vous avez quelques idées pour améliorer la structure interne ou externe de ce blog, n'hésitez surtout pas à m'en faire part, je saurais vous remercier comme il le faut (oh, le chantage!)

# Posté le mardi 20 novembre 2007 13:03

Modifié le mardi 19 février 2008 14:04